Meubles : LE STYLE Renaissance

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On peut diviser la période en deux étapes : la première emprunte un décor italien sur une base architecturale gothique, et dans la deuxième architecture et ornementation sont inspirées de l'antiquité gréco-romaine, et ce de manière exclusive dès le début du XVIème.

Dans le tout début du XVème, la base du meuble est toujours très moyenâgeuse, et seuls les décors changent. Mais rapidement, tant de nouveauté apporte de bien utiles assemblages comme la queue d'aronde, la coupe d'onglet et les moulures dites à petit ou à grand cadre, selon qu'elles soient saillantes du châssis ou non. Le chêne avait l'exclusivité autrefois, mais désormais on utilise aussi le noyer, plus facile à travailler et qui permet des sculptures plus fines. Le mobilier devient de moins en moins austère, les teintes s'éclaircissent et la conception d'ouvrage seulement utile fait place à des meubles de confort.
A la fin du XVIème, les premières marqueteries apparaissent et le nouveau nom d'ébéniste -soit plaqueur en ébène- est créé. Il faut également ajouter que le huchier du moyen âge, réalisant huches, coffres….change de nom en celui de menuisier : c'est celui qui exécute de menus travaux et l'on sent là toute l'évolution du métier.

Pour la première période renaissance que nous avons évoqué, les arabesques , grotesques, oves, rais de cœur mascarons, rinceaux, médaillons bombés, cuirs, coquilles, chimères, cariatides…. fleurissent sur des bases gothiques. Toutes ces sculptures en ronde bosse chargent le meuble et rares sont les endroits laissés sans ornementation.

Pour le période dite Henri II, nous arrivons à des formes architecturales plus simples, soulignées par des moulures libres de sculptures ou seulement enrichies de godrons. Des ordres antiques cannelés ou des pilastres soutenant des chapiteaux romains réunis par des arcades structurent ces ensembles coiffés souvent de frontons brisés. Les lignes générales sont simplifiées et l'on s'en contente parfois, et lorsqu'il y a ornementation, elle se retrouve à l'intérieur. Ce sont les prémices du goût Louis XIII.

LES MEUBLES

La table : De forte inspiration italienne, elles sont munies de nombreux pieds, soit six, huit ou neuf. Le plateau est assemblé selon la technique de l'arasé qui permet de réaliser des marqueteries simples de bois massif assemblé à rainures et à languettes. Deux rallonges apparaissent cachées sous le plateau principal et se tirent selon le système vertugadin.

Le buffet deux corps

La caquetoire : chaise de confort pour l'époque, on lui attribue une forme trapézoïdale et un dossier incliné d'environ 12 degrés.

Le cabinet : Buffet destiné à recevoir des objets précieux, il est muni d'une multitude de petits tiroirs et bien souvent d'une série de secrets faisant preuve de beaucoup d'ingéniosité.

Sedia : Siège d'inspiration antique composé de deux structures en X à dossier. Ce modèle sans dossier sera repris notamment sous l'Empire sous la dénomination de siège curule.

Sgabello : Tabouret à dossier en forme d'éventail

Publié dans un peu d'histoire

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